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Un collectif d’associations et de particuliers s’est constitué pour faire la proposition d’un broyage collectif dans la perspective de la création d’une ressourcerie assisté d’un emploi aidé, en y incluant un répare café (réparons ensemble) et un répare vélo. Venez nous rejoindre (nous contacter). Plus de détails sur la page projets. Coup de pouce (subvention) du Parc naturel de Chevreuse.

FONCTIONNEMENT :
Mise à disposition, contre une adhésion annuelle et participation modique à chaque utilisation,
– d’un petit broyeur électrique pour les petits branchages jusqu’à 4/5 cm-
– d’un broyeur thermique semi-pro pour les plus gros branchages.
La mise à disposition se fera dans un premier temps sur les communes de Rambouillet, Le Perray, Poigny et Saint-Léger, selon un calendrier prédéfini avec un référent par commune.

Ceux d’entre vous qui pourrait être intéressés par ce service, voire à être référent dans leur commune
sont invités à se faire connaître par retour de mail. 

Résumé du projet

Selon l’éco-guide du PNR de la Haute Vallée de Chevreuse, les jardiniers seraient les premiers consommateurs de produits chimiques appliqués à l’hectare et les troisièmes pollueurs de l’eau, juste après les agriculteurs et les collectivités, et ils contribueraient par le brulage des déchets verts à la pollution atmosphérique. Des citoyens jardiniers, des associations et le parc régional naturel de la Haute Vallée de Chevreuse ont décidé d’agir pour sensibiliser les jardiniers à des pratiques plus respectueuses de l’environnement, notamment la pratique du paillage!
Pailler et notamment pailler avec du BRF (Bois Raméal Fragmenté ou broyats de jeunes branches d’arbres et d’arbustes de l’année appelés rameaux de 7cm maximum environ) a beaucoup d’avantages : on diminue fortement le besoin d’arrosage, il y a moins de pousses de mauvaises herbes, le paillage développe la vie du sol et apporte de l’humus au sol, le sol est plus meuble, plus besoin de biner et de retourner le sol (gain de temps et d’énergie), il suffit de l’aérer avec une grelinette, plus de pesticides/herbicides utilisés par les particuliers dans les jardins (tant mieux puisque l‘utilisation des pesticides sera interdite en 2018 dans les jardins et les espaces verts) donc moins de contamination de l’eau par ce biais (nappe phréatique préservée)!

Depuis 2010, il est interdit de brûler ses déchets verts (mais des dérogations ont encore été délivrées par certaines préfectures en 2014, ce qui ne sera plus le cas en 2015) . Chaque année donc, la grande majorité des jardiniers de la communauté de communes plaines et forêts d’Yvelines doivent, quand ils le peuvent et avec leurs moyens, aller déposer leurs déchets verts à la déchetterie de Rambouillet gérée par le SITCOM. Aucune autre alternative leur est proposée ! 

Le SITCOM ne fournissant pas de sacs de paillis en retour, les jardiniers doivent se procurer du paillage ou du BRF chez un élagueur, un paysagiste, en grande surface souvent à un coût élevé, ou se le fabriquer soit même. Autant, broyer ses feuilles avec une tondeuse pour l’utiliser en paillage est facile et pas cher, autant broyer de jeunes rameaux nécessite une machine performante et représente donc un budget plus élevé (environ 800euros pour un bon broyeur individuel pour l’utiliser 1 ou 2 fois dans l’année). Mais pourquoi acheter toujours individuellement quelque chose qui ne sert qu’une ou deux fois dans l’année ?

Nous souhaiterions alors mutualiser l’achat d’un broyeur semi-professionnel et développer un projet de broyage collectif itinérant qui s’avère une solution économique pour les habitants et plus écologique pour le territoire (diminution des transports, de l’arrosage, enrichissement des sols…) et le proposer à nos élus dans le cadre de l’agenda 21 pour un développement durable.

Projet de BROYAGE collectif des VÉGÉTAUX proposé dans le cadre de l’agenda 21

par la Fabric des Colibris de Rambouillet et de sa région, Rambouillet en transition, Les Happycluteur de Saint-Léger, des habitants de diverses localités.


Constat

A Rambouillet, par exemple, la plupart des gens ont des petits jardins avec quelques arbres, arbustes et haies à tailler chaque année, généralement au début de l’hiver et au début du printemps. La déchetterie a croulé sous les végétaux cette année 2014 et les a acheminé par camions jusqu’à l’usine de « valorisation » de Ouarville ! Selon Bruno Lourdelet, responsable de la communication chez SITREVA qui gère la déchetterie:  » Sur les 22 déchèteries des 235 communes que gère SITREVA, entre 26.000 et 27.000 tonnes par an de déchets végétaux sont récupérées et valorisées en compost destiné à l’agriculture comme amendement organique. Cette valorisation est faite en interne par SITREVA sur sa plateforme de compostage à Ouarville (2.656 tonnes de végétaux traités en 2013), et par des entreprises prestataires pour le reste. Les végétaux traités par SITREVA ne sont donc pas revendus à une société, mais ils ont au contraire un coût de traitement (17,58 € la tonne). »

Pourquoi ne pas réduire les coûts en valorisant ces végétaux localement et en les redistribuant à ceux qui le souhaitent pour pailler leurs jardins gratuitement ! Ça peut être une valorisation locale à la déchetterie (mais on ne supprime pas le problème des allers/retours en voiture pour amener les végétaux) et une valorisation dans les jardins des particuliers à l’aide d’un « petit » broyeur itinérant réservable à des dates fixées dans l’année !

Compte tenu de la taille moyenne des jardins, les volumes à broyer ne sont pas très importants pour chaque particulier et faire venir un professionnel pour de petites quantités de branches coûte trop cher! La solution, c’est d’acheter un broyeur facilement transportable, assez compact, léger, costaud, un peu plus silencieux que les gros broyeurs professionnels et le mettre à disposition des habitants qui le souhaitent !

Philosophie du projet

Pourquoi engorger les déchetteries avec nos déchets verts alors qu’ils peuvent être transformés dans notre jardin et être ainsi une ressource pour notre sol ! Pourquoi aller acheter  des engrais, du paillage alors que nous pouvons faire avec ce que nous avons dans notre jardin ? Les branches de moins de 7cm sont facilement broyées par le broyeur, les feuilles sont facilement broyées par une tondeuse et les branches supérieures à 7cm peuvent servir de bûches pour votre cheminée après séchage. Si vous n’avez pas de cheminée, je suis sûre que vous trouverez bien un voisin qui en a une !

Pourquoi acheter un broyeur individuellement alors que collectivement on peut en avoir un plus performant et pour moins cher? on utilise beaucoup moins de matières premières pour fabriquer juste un broyeur et on évite d’avoir quantité de broyeurs mis en déchetterie après et qu’il faudra bien traiter, enfouir…

Comme mentionné plus haut, le paillage n’a que des avantages, notamment avec du brf, et placé aux pieds des arbres et plantations, il contribue par sa décomposition naturelle à nourrir le végétal et à maintenir une humidité au niveau de ses racines, plus besoin d’engrais et de fertilisants, ça se fait naturellement comme en forêt.
Au final, c’est bon pour la plante, moins fatigant pour le jardinier et très bon pour la planète !

Moyens

Nous sommes actuellement en train de voir quel type de broyeur serait le plus adapté à nos besoins: thermique ou électrique (des tests sur différents modèles seraient vraiment les bienvenues).

Nous réfléchissons également à la meilleure solution à mettre en place: achat du broyeur et gestion par le Sitcom, achat du broyeur par la mairie de Rambouillet et gestion par les espaces verts, achat et gestion collective du broyeur par des citoyens, achat et gestion du broyeur par une association…

Si c’est un achat par une association, peut-il y avoir des subventions de l’Ademe, des mairies, de la communauté de communes PFY ? Peut-il être stocker dans un local sécurisé de la ville comme à l’espace info-énergie par exemple s’il est électrique et un autre endroit bien ventilé s’il est thermique ?

Gestion

Le plus logique serait que ce broyeur soit acheté par le SITCOM (comme l’a fait le SIOM en vallée de chevreuse ) et ils en assureraient également le stockage et la gestion (l’objectif pour le SICTOM est de diminuer le tonnage de déchets verts apportés en déchèterie, de sensibiliser ses administrés à la réduction de l’usage de phytosanitaires et d’engrais chimique, et d’étoffer le champ d’action de son programme de réduction et revalorisation des déchets). Le SITCOM pourrait réserver un espace, dans ses futurs locaux, pour implanter une ressourcerie qui fonctionnerait avec un emploi aidé lequel pourrait également gérer le broyeur.


Fonctionnement

ANIMATION : Le broyeur sera acheminé par une personne formée à la manutention et l’utilisation du broyeur. Elle pourra répondre aux questions que se posent les habitants concernant le paillage, le broyage (Peut-on tout broyer ? Peut-on mélanger les résineux avec les feuillus ? Peut-on pailler en mélangeant les essences ? Les habitants aideront au broyage des branches et pourront récupérer le broyat ensuite.

– Le broyeur sera mis à disposition du particulier.Il devra le réserver auprès de l’organisme qui en aura la gestion et fournir un chèque de caution en cas de casse ou de panne. Le particulier devra avoir participer au préalable à une petite « formation » broyeur (qu’est ce qu’on peut broyer, quelles essences, comment faire si il y a des bourrages, comment broyer en toute sécurité et avec quels équipements?)

 

* Rapport de l’ADEME sur le broyage collectif : http://optigede.ademe.fr/sites/default/files/Bilan_operation_broyage.pdf.pdf

* Eco-guide du parc régional de la vallée de chevreuse : http://www.parc-naturel-chevreuse.fr/fileadmin/media/pratique/Guide_eco_jardin.pdf

Partant du constat que les jardiniers sont les premiers consommateurs de produits chimiques appliqués à l’hectare et les troisièmes pollueurs de l’eau, juste après les agriculteurs et les collectivités, ce guide propose des solutions naturelles alternatives comme le BRF:

ecoguide jardinier p12ecoguide brf p16

 

* Quelques spécialistes BRF

M.Mercier a écrit un livre sur le BRF aux éditions Terre Vivante ainsi que M.Dupéty aux éditions du Terran:

BRF mercier            bois raméal fragmenté m dupety

M. Dupéty a participé à un TEDx :

et sur le JT du 20h:

* Retour d’expériences collectives :

– dans l’écho du parc n°65 de décembre 2014-mars 2015, une opération de broyage s’est tenue en novembre tour à tour à Chevreuse, saint Rémy-les-chevreuse et Gif-sur-Yvette à l’initiative du Syndicat intercommunal des ordures ménagères (SIOM) de la vallée de Chevreuse. Celui ci offre désormais un service mobile gratuit de broyage de végétaux. Le jour de l’opération, les habitants apportent leurs végétaux et repartent avec six à dix fois moins de volume. Le broyeur de marque Bugnot accepte des branches jusqu’à 10cm de diamètre – coût: 12 000euros environ avec l’achat d’une remorque. Il a été financé à 80% par l’agence de l’eau et le conseil général. Pour ceux qui ont des terrains plus grands et qui ne peuvent pas ramener leurs déchets verts, un service complémentaire sera proposé ultérieurement mais il sera payant.

echo du parc

extrait de l'écho du parc n65

– beaucoup de témoignages dans le livre de Bernard Mercier :

le BRF mercierprojet broyeur collectif

– avec un broyeur Jean Pain par plusieurs particuliers:

http://www.arpentnourricier.org/achat-collectif-dun-broyeur-de-branches/

– achat d’un broyeur par une association « Vert Tige » :

vert tige broyage

– Prêt gratuit de broyeurs BOSCH aux particuliers à Châtillon (92) avec convention de prêt et dépôt d »un chèque de caution:

http://www.ville-chatillon.fr/Eco-responsabilite-et-cadre-de-vie/Collecte-tri-et-reduction-des-dechets/La-reduction-des-dechets/Broyeur-de-vegetaux

– Broyage collectif à Bullion en septembre 2013

broyage bullion