Nourrir, travailler et protéger naturellement sa terre

Le sol est un milieu vivant dans lequel interviennent de nombreux organismes. Les respecter en appliquant des techniques douces de travail de la terre, puis nourrir celle-ci et la protéger pour éviter son épuisement permet de conserver durablement le potentiel fertile de son jardin.

1er principe : nourrir la terre

En automne
Apport de compost (améliore la structure du sol, rend la terre plus aérée, plus meuble et plus fertile), de fumier et d’un terreau de feuilles

Bénéfices d’un apport naturel

• Le sol devient plus meuble car la matière organique allège sa texture.
• Les micro-organismes et les vers sont présents en plus grand nombre, décompactant la terre de façon naturelle.
• Les sols poreux retiennent davantage l’eau, et les sols argileux la laissent mieux s’écouler.
• Les plantes offrent une meilleure résistance aux parasites et aux maladies éventuels.

2e principe : ameublir le sol

• Permet de le mettre en meilleure condition pour accueillir les plantes. Dans une terre bien aérée, les racines se développent en effet plus vigoureusement.
• Pour ameublir le sol, nous ne bêcherons pas, nous utiliserons une fourche biologique : la grelinette.
• Le bêchage retourne le sol en profondeur et détruit beaucoup d’organismes vivants qui lui sont utiles. Il fait remonter à la surface les graines d’herbes spontanées qui germeront et su’il faudra ensuite combattre. Le bêchage s’avère utile dans les terres soit très compacte, soit très pauvres (on profite de l’opération pour enfouir les engrais qui leur sont nécessaires).

3e principe : pailler pour protéger durablement
• Fragile, le sol nu s’érode sous l’action des pluies et s’assèche très vite quand il fit chaud. Couvert d’un paillis, il est en revanche protégé de l’érosion et de l’assèchement rapide, ce qui entraîne des économies d’engrais et d’arrosage. Epandu en couche épaisse (10 cm) le paillis limite aussi le désherbage : il empêche la repousse des mauvaises herbes, incapables de germer au-dessous.
• Paillis organique : broyat d’écorces, de coupes de bois, déchets de taille des haies ou d’arbustes… (le broyat grossier peut couvrir les allées du jardin). Il se décompose au fil des mois en enrichissant la terre. Le paillis peut se limiter à une simple couche de feuilles mortes, lesquelles se décomposeront pendant l’hiver en apportant aussi au sol des éléments nutritifs.

NE JAMAIS LAISSER LA TERRE NUE
C’est l’un des grand principes du jardinage écologique. Sans paillis, il faut lui offrir un manteau végétal sur les planches potagères au repos (engrais verts : phacélie ou moutarde) qui sera enfoui dans le sol ultérieurement.

 

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  • Les réunions

    • 17 00, 29 avril – Permanence de la Ressourcerie
  • Pailler ses cultures avec le BRF

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  • Répare vélo


    RÉPARE VÉLOS
    120px-Judy_Rock_Shox1 Atelier participatif situé à Rambouillet où vous pourrez réparer tout en étant conseillé les 1ers samedis du mois de 9 h 30 à 14 h. Renseignements avec Rambouillet en transition ou tél. au zéro six 49 98 36 51.
  • Marchés fermiers

    Lévis Saint-Nom :de 10 à 17 h les 2e samedis de chaque mois.
  • La guerre des graines

    Les graines sont le premier maillon de notre alimentation. Mais dans un avenir très proche, les agriculteurs n'auront peut être plus le droit de ressemer leur propres graines. En Europe, une loi tente de contrôler l'utilisation des semences agricoles... Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers qui contrôlent déjà la moitié du marché des graines et cherchent à étendre leur privatisation.
    Les graines sont-elles une marchandise ou un bien commun de l’humanité au même titre que l’eau ou l’air ?
    A voir : La guerre des graines
  • Etude du sol

    Totalement indépendant du monde de l’industrie chimique et agroalimentaire, le LAMS, Laboratoire d’Analyse Microbiologique des Sols, travaille dans le monde entier pour promouvoir une culture respectueuse de la terre. Lydia Gabucci Bourguignon, maître es sciences, docteur technicien en œnologie et Claude Bourguignon, ingénieur agronome en sont les animateurs.
  • Technique

    Le paillage nous permettra d'avoir en amont moins d'interventions (fini le binage) et en aval plus de microfaune et de faune, des végétaux en bonne santé exempts de traitements lourds (fini la bouillie bordelaise, le purin d'ortie...) et enfin la satisfaction d'avoir un jardin vivant.

    Avec le compostage, la récupération d'eau de pluie et le paillage nous revaloriserons deux ressources essentielles en récession, l'humus et l'eau, que l'on doit économiser.

    Comme paillage, nous utilisons surtout du BRF (Bois Raméal Fragmenté) qui est ni un engrais ni un amendement. Son épandage n'apporte pas des fertilisants, nutriments dont la plante a besoin pour se développer. Il s'agit plutôt d'apporter des éléments permettant de développer et de maintenir une vie intense du sol qui permet notamment de libérer les nutriments nécessaires.
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