Soutien de la Région

La Région Île-de-France soutient le monde agricole et désire structurer des circuits de distribution locaux.

Quels sont les grands axes d’intervention?
Il y en a trois principaux. Tout d’abord, nous soutenons les filières dites spécialisées, par opposition aux grandes cultures céréalières. Ce sont des activités qui ont particulièrement souffert en Île-de-France, comme l’horticulture, les arbres fruitiers ou l’élevage. Octroyés soit aux chambres d’agriculture, soit en direct à l’exploitant, les financements régionaux servent à l’installation d’agriculteurs, au maintien d’activités ou à l’installation d’outils de première transformation à la ferme.

Le deuxième axe, c’est l’action en faveur du développement de l’agriculture biologique…
La Région a lancé un « plan bio » en collaboration avec les services de l’État. Il entend répondre aux problématiques du secteur, de la recherche aux investissements en matériel spécialisé, en passant par une aide à la conversion des terres et à la certification bio. Nous essayons aussi d’agir sur l’animation du territoire. C’est ainsi que nous avons financé une initiative assez spécifique à l’Île-de-France : le pôle Abiosol. Il rapproche le Groupement des agriculteurs biologiques (GAB), le réseau francilien des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) et l’association Terre de liens. Le but est notamment de faciliter la recherche de terres aux agriculteurs porteurs de projets bio. Enfin, nous aidons les chambres d’agriculture à trouver des techniciens spécialisés dans le bio.

Quel est le troisième grand domaine d’intervention ?
Il vise à la préservation des terres agricoles régionales. Grâce au « programme agriculture et environnement », nous octroyons des aides aux exploitants qui réduisent l’utilisation des pesticides ou œuvrent la préservation de la biodiversité. À côté de cela, le « programme agri-urbain » vise à une meilleure gestion du lien entre la ville et le champ. C’est souvent un travail avec les communautés de communes, comme celle du Plateau de Saclay récemment. Cela entre dans une préoccupation plus globale, qui va prendre forme dans les États généraux de la conversion écologique et sociale : retourner l’agriculture francilienne, majoritairement exportatrice, vers ses habitants et structurer des circuits de distribution locaux. L’intérêt est double : réduire l’empreinte écologique globale de l’agriculture en même temps que la vulnérabilité économique des exploitants à des facteurs qu’ils ne maîtrisent pas. La marque régionale de produits agricoles et alimentaires que nous lançons ces jours-ci est un premier pas.

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